Arête de Coste Rouge

Août 2001

Clément et Michel

  Pour un montagnard, la découverte du Glacier Noir et de ses imposantes faces nord de plus de mille mètres de haut, est un choc !

Le Glacier Noir est en tout point comparable au Glacier d'Argentières dans le massif du Mont-Blanc :

- leurs sommets ne sont pas visibles depuis la vallée 

- pour les admirer il faut s'y rendre "pedibus"

En remontant la moraine, puis le glacier on passe, tel l'insecte minuscule que nous sommes, au pied des faces nord du Pelvoux, du Pic Sans Nom, du Coup de Sabre, et pour finir des Ailefroide Orientales et Centrales.

L'arête de Coste Rouge ferme le Glacier, séparant l'Ailefroide Centrale de l'Ailefroide Occidentale, muraille entre  le Glacier Noir du Glacier de Coste Rouge.

Ces parois, ces faces, ces "tas",  diront certains, sont une invitation au voyage plus "intérieur" que d'agrément !

En revenir procure à chaque fois une joie profonde.

En 1998 et 2000, j'ai accompagné Matthieu dans la "Devies-Gervasutti" à l'Ailefroide Occidentale, ainsi qu'à la Fourastier à l'Ailefroide Centrale.

Logiquement, il ne nous restait plus qu'à parcourir l'arête, véritable "trait d'union" naturel entre ces 2 itinéraires, ce que j'ai réalisé avec son "petit" frère Clément ce mois d'août 2001.

Pour obtenir l'agrandissement, cliquer sur la photo !

 

En remontant la moraine du Glacier noir, on aperçoit assez vite l'arête qui se détache en plein ciel.

Quelques jours plu tard du sommet de la Barre des Écrins : l'Ailefroide centrale, l'arête de Coste-Rouge et l'Ailefroide Occidentale.

 

4h du matin, Clément quitte le bivouac.

             

Dans les vires ascendantes qui dominent  la brèche située 100 m au dessus du col de Coste Rouge.

 

Relais à la brèche située au sud des dents de Coste Rouge.

                       

En contournant la tour Pointue qui mène à la brèche au pied de la tour du Géant, on côtoie de près les séracs de l'Ailefroide Centrale !

 

                       

 

      

Le flanc droit domine les à-pics impressionnants de la "Devies-Gervasutti" à la face nord de l'Ailefroide Occidentale  

              

 

                

Clément confiant avant de se frotter à la fissure expo située au pied de la dernière tour !

Comme indiqué dans le "Labande", nous avons pris la cheminée de gauche dans l'axe de l'arête.

Le IV+ s'est avéré un V+ très dangereux, car aucune prise ne tenait, le rocher ayant littéralement éclaté sous l'effet du gel... Nous sommes-nous trompés de fissure ?  Les effets du gel-dégel auraient ils changé la difficulté ?

Si c'était à  refaire, nous prendrions celle de droite  !

 

En haut du couloir de descente, le rocher est "très Oisans"...

     Remontée à la poignée jumar, pour aller décoincer la corde au 2ème rappel !

 

               Le dernier des 3 rappels pour prendre pied sur le glacier de l'Ailefroide.