Aconcagua

Dossier de retour

 

Bilan

Sommet par voie normale le 30/12/99. Tentative en face sud arrêtée au 2/3 de la paroi pour des raisons climatiques et médicales.

Intérêts rencontrés

Apprentissage de la logistique d'expédition, de l'univers des grandes parois, des massifs non sécurisés. Expérience de la retraite dans une grande face.

 

Sommaire

Une grande aventure  Déroulement La préparation 
Avant de partir  Sur place  L'acclimatation 
L'ascension  La voie normale  Le repos et la préparation à la face sud 
La tentative dans la face sud Le retour  Référence à la première ascension
Communication    

 

Une grande aventure

Grande montagne à l'autre bout du monde, austère et gigantesque, l'Aconcagua et sa paroi sud ont tenu leurs promesses d'aléas et de difficultés. Nous ne nous sommes pas seulement confronté à une face, mais à un massif, à un pays.

  La face Ouest de l'Aconcagua vue depuis Plaza de Mulas

Sans atteindre ni les dimensions himalayennes ni les solitudes de la terre de Feu proche, on retrouve la logistique et l'altitude de ces premières et, dans l'immensité de la face sud, l'inhumanité des terres australes.

Ces impressions nous ont profondément marqués, comme première expérience déjà, mais aussi parce que notre approche "alpine", équipe restreinte et logistique légère, forçait cette sensation d'engagement.

Enfin, les circonstances qui ont forcé notre retraite ont démontré l'isolement et la force des éléments : rigueur du mauvais temps, avalanches gigantesques. Sans doute l'aventure eût été plus achevée et plus belle avec une arrivée au sommet ; elle a néanmoins été très forte et intensément vécue.

 

 

Déroulement

18/12

Départ Paris CdG

19/12

Arrivée à Mendoza (Argentine)

20-21/12

Achat des permis et des vivres

22/12

Arrivée à "Puente del Inca" (2.700 m), point de départ des expéditions pour l'Aconcagua. Location du service de mules pour le transport du matériel au camp de base de la voie normale

23/12

Première journée de marche jusqu'à "Confluencia" (3.350 m), étape sur la route du camp de base

24/12

Noël. Arrivée à "Plaza de Mulas" (4.400 m), camp de base de la voie normale

25-26/12

Acclimatation au camp de base ; cuisine - lecture

27/12

Portage de matériel au camp I, "Nido de Condores"       (5.400 m) et redescente à "Plaza de Mulas"

28/12

Repos au camp de base

29/12

Montée au camp I

30/12

Sommet de l'Aconcagua (6.960 m) et retour au camp I

31/12

Retour au camp de base. Réveillon 2000

01/01

Descente sur "Confluencia" (3.350 m)

02/01

Portage de matériel à "Plaza Francia" (4.400 m), camp de base de la face sud, et descente à "Puente del Inca" (2.700 m)

03-04/01

Repos et préparation du matériel à "Puente del Inca". Baignade dans les sources d'eau chaude.

05/01

Montée à "Plaza Francia"

06/01

Repos et observation de la face sud

07/01

Lever 6:00. Attaque de la face sud ; remontée de la variante d'attaque Messner, des "Grandes Torres" (section difficile de la voie) et installation du bivouac sur l'éperon, (vers 5.200 m) autour de 20:00. Tempête de neige.

08/01

Lever 8:00. Remontée du glacier médian, jusqu'à la "Franja arenisca", au pied du sérac (5.600 m). Demi-tour sous la pression du mauvais temps et d'une douleur suspecte au poumon pour Gilles. Tempête à la descente. Arrivée vers 22:00 à Plaza Francia.

09/01

Descente sur "Puente del Inca

10-18/01

Repos et tourisme à Valparaíso et Santiago (Chili)

19-21/01

Retour sur Buenos Aires, et retour sur la France.

Le plan général de l'ascension d'un sommet de haute altitude est généralement le suivant : préparation, acclimatation et ascension. Ces phases consistent dans le traitement des différentes tâches logistiques (permis, transport du matériel, choix des équipements et des vivres), l'entraînement du corps à l'altitude, et enfin l'escalade de l'objectif.

Notre première difficulté a été de réduire le temps nécessaire à l'accomplissement de ces trois phases, et ce pour deux raisons : tout d'abord le gouvernement argentin n'autorise pas un séjour de plus de vingt jours dans le Parc National Aconcagua, et ensuite nous projetions de gravir l'Aconcagua par deux versants assez éloignés. Nous avons donc rogné les deux premières phases au maximum.

 

La préparation

 

Avant de partir

Première étape de notre aventure, la préparation commence bien avant d'être dans le pays : choix du matériel, achat des vivres indispensables et prises de contact commencent très tôt. Pour cela, nous avons utilisé les archives du CAF (Club Alpin Français) et bien profité des discussions de la mailing list Aconcagua http://www.aconcagua.net/

Ensuite, il est important de bien évaluer ce qu'il faut emporter comme nourriture déshydratée depuis la France, car il est quasi impossible d'en trouver en Argentine, ou du moins à des prix corrects. Nous nous sommes basé sur 10 jours d'autonomie en lyophylisés, soit environ 80 portions individuelles.

Pour le matériel, nous avons été aidés par les entreprises Béal (cordes d'alpinismes), Julbo (lunettes de glacier), Camping-Gaz (réchaud, bouteilles thermos, tentes) et avons profité des franchises pour l'achat du matériel d'expédition.

Pour le problème du couchage (les nuits sont très froides !), nous avons obtenu un tarif moitié-prix pour les duvets sur-mesure   de la Boutique du duvet, à Paris. Enfin, pour le matériel technique, nous avions 40% sur le catalogue Lowe Alpine.

Pour le transport, il faut très tôt évaluer l'encombrement du matériel pour déterminer le moyen de l'acheminer jusqu'au lieu de l'expédition (bagage simple, fret aérien ou maritime). Ayant choisi une approche légère, nous nous sommes contenté de solliciter auprès d'Air Iberia la permission d'un supplément exceptionnel de bagages. En tout, nous avions 180 kg à trois.

Sur place

Nous nous sommes occupé des questions administratives et des vivres à Mendoza, capitale de la province du même nom. Cette ville de presque 1 million d'habitant, située à 150 km du point de départ pour l'Aconcagua, offre toutes les facilités (supermarchés, magasins spécialisés, cyber-cafés, etc...). D'autre part, c'est le point de passage obligé de toutes les expéditions car c'est là que s'achète le permis d'entrée au Parc National Aconcagua ($ 110 par personne). Il est possible de négocier de Mendoza un service de mules pour le portage du matériel, mais les prix y sont plus chers qu'à Puente del Inca.

Nous avons compté trois jours sur place pour acheter la nourriture du camp de base, le gaz (emmener de préférence un réchaud à essence, car on ne trouve pas sur place de cartouches Butane/Propane, et seulement des Butane, qui fonctionnent assez mal passé une certaine altitude), le permis et les billets de bus pour Puente del Inca (environ $10 par personne).

Depuis Puente del Inca, il est assez facile de trouver une entreprise proposant un service de mules (tous attendent l'arrivée du bus pour assaillir les prétendants au sommet) mais il est plus difficile de négocier les prix.

Nous avons préféré passer la nuit à Puente del Inca (possibilité de camping et de gîte d'étape) pour régler ces problèmes. Les prix sont assez similaires selon les entreprises(environ $110 la première mule, $60 la seconde et $110 de nouveau pour la troisième), mais il y a possibilité de négocier les nuits de gîte et la garde des bagages. La présence dans le groupe de quelqu'un parlant espagnol facilite grandement ces démarches.

Nous avons pris une seule mule (60 kg max), chargeant sur nos épaules le supplément. Les autres expéditions prenaient environ une mule par personne et montaient sans sac.

Nous avons traité avec un dénommé Marió, propriétaire de l'unique garde-bagage, et nous sommes bien tombés!

L'acclimatation

 

Cette phase consiste en l'entraînement de l'organisme à l'altitude, soit à la production de globules rouges. Assez délicate et déterminante, elle est responsable de la réussite ou non de l'expédition, et aussi de la prévention des maux liés à l'altitude, du mal des hauteurs et des oedèmes.

Le difficile à appréhender pour ces questions d'acclimatation est l'impossibilité de prédire les réactions du corps ; ainsi une personne en parfaite préparation physique pourra être atteinte dès 4.500 m, une autre en moins bonne forme ira jusqu'à 6.000 sans contrainte.

Enfin, il faut savoir que plus de 55% des oedèmes se déclarent entre 4.500 m et 5.000, altitudes assez modestes, et que donc les premiers jours sont les plus délicats et les plus à surveiller. Ne pas monter trop vite, bien s'alimenter et s'hydrater, rester au camp de base dans la tente - même si on veut au plus vite en découdre avec la montagne, sont les règles importantes à appliquer.

 

  L'acclimatation au camp de base, c'est surtout ça : lecture, cuisine et farniente.

Pour nous, l'acclimatation a commencé dès le départ de Puente del Inca, à 2.700 m. Une nuit à Confluencia, à 3.350 m, après 4h de marche à un petit rythme, permet de ne pas monter trop vite au camp de base. Le lendemain, 8h de marche le long d'une vallée interminable et ventée amènent au camp de base, Plaza de Mulas, à 4.450 m. Là nous attendaient nos affaires, arrivées la veille avec les mules. Il y a beaucoup de monde ici, environ 250 personnes dont seulement moins de 20% atteindront le sommet. L'ambiance tranche avec celle de la face sud, où nous ne verrons personne de trois jours.

Nous passons deux journées à ne rien faire, sinon à lire et à cuisiner. Nous avons eu le temps de comparer les différents plats, et concluons de privilégier la purée, la polenta et le porridge aux pâtes et au riz, qui cuisent mal ou trop longtemps.

 

 

 

Pour nous acclimater et aussi pour préparer l'ascension, nous faisons un portage le lendemain au camp I, Nido de Condores (5.400 m), et redescendons le soir même au camp de base. Nous nous reposons une journée complète.

 

L'ascension

 

Ce temps consacré à notre acclimatation était incomplet : en effet, cela faisait juste 4 jours que nous étions arrivé au camp de base et nous n'avions pas passé une nuit plus haut que cette altitude.

Mais nous avions choisi de ne pas parfaire notre acclimatation pour deux raisons. La première était l'impératif de temps qui ne nous autorisait pas à rester plus de 20 jours dans le parc, et qui nous aurait interdit l'accès à la face sud. La seconde, qui en découlait, est que nous comptions profiter de l'ascension de la voie normale comme acclimatation, un peu brutale certes, mais indispensable avant les difficultés techniques de la face sud. De plus, nous voulions à tout prix reconnaître l'itinéraire de la voie normale qui est aussi celui de la descente pour la face sud.

 

  Gilles à Nido de Condores (Camp I)

 

Pour ne pas trop  nous exposer aux risques de l'altitude, nous avons conduit l'ascension de la voie normale de manière rapide : ne passer qu'une nuit au camp I et de là atteindre le sommet (la plupart des cordées passent une nuit supplémentaire au camp de Berlin, vers 5.900 m).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La voie normale

 

Nous montons donc dormir à Nido de Condores. Malgré l'altitude, le terrain est sec, sans neige ni glace. Ceci est dû aux vents incessants qui balaient la face nord-ouest de la voie normale et donnent à l'Aconcagua le surnom de montagne des vents.

 

(Ci-contre la photo du sommet)

 

 

La nuit est froide mais nous avons de bons duvets et l'altitude ne nous empêche pas non plus de dormir. Le lendemain (30 décembre) nous partons vers 7h sous un froid mordant (-20°C). Nous montons régulièrement, passons le camp de Berlin et à Independencia (6.400 m, 11h30) nous nous abritons et nous nous restaurons (thé, lyophylisé chaud). Nous repartons et sous un vent violent traversons la grande pente qui mène à la "canaletta" ,  un grand couloir d'éboulis et passage déterminant de l'ascension. En effet, 300 m sous le sommet, la progression devient plus difficile et c'est là que de très nombreuses cordées s'arrêtent. Nous continuons et arrivons au sommet autour de 15h. La vue est large et belle, très ouverte car aucun sommet autour ne fait concurrence.

 

 

 

Il fait assez froid et nous ne nous attardons pas. Vers 18h nous regagnons Nido de Condores, où, fatigués, nous passons une autre nuit.

le 31, nous plions le camp I et descendons au camp de base où les préparatifs du réveillon occupent tout autant les esprits que le sommet quelques 2.500 mètres au dessus.

Le passage au nouveau millénaire est joyeux malgré les -15°C et tous attendront jusqu'à minuit avant de retourner à la chaleur des duvets.

 

Le repos et la préparation à la face sud

 

Le 1er janvier nous redescendons très chargés sur Confluencia, pour faire de là un portage jusqu'au camp de base de la face sud, Plaza Francia. Nous passons une nuit ici avant la montée au pied de la paroi sud, où l'ambiance est bien différente. "Un mur de glace et roc de 3 km de haut pour 7 km de large, balayé presque à heure fixe par des avalanches", d'après Lionel Terray. De plus, la solitude change de l'agitation de Plaza de Mulas, il n'y a ici aucune trace humaine, et les paysages sont martiens : désertiques et rouges, et  l'horizon toujours barré par la face sud.

 

 

La face sud, l'itinéraire de la voie des français (1956)

 

 

Nous déposons avec soulagement notre charge (tentes, duvets, réchauds et nourriture, vêtements chauds) et descendons à Puente del Inca.

Nous passons deux jours pleins à nous reposer et à faire les préparatifs pour la face ; nous récupérons le matériel technique (pitons, piolets, broches à glace) dont nous n'avions pas besoin pour la voie normale et que nous avions laissé là en prévision.

Bien reposés, nous montons à Plaza Francia le 05 janvier. Nous donnons notre itinéraire aux gardiens du parc qui nous mettent en garde contre le mauvais temps qu'on ne peut voir venir depuis la face sud et aux conséquences de la moindre chute de neige sur la stabilité de la pente de neige finale.

Nous consacrons la journée du 06 à observer l'itinéraire qui apparaît en condition bien qu'assez sec dans le bas.

 

La tentative dans la face sud

 

Le lendemain nous partons vers 06h avec des sacs assez lourds, dont une tente pour trois, 5 jours de nourriture et tout le matériel technique.

Les pentes de neiges de l'attaque Messner se remontent assez facilement, bien que garnies de "pénitents". Cela signifie que le vent et la course du soleil (haute sous ces latitudes) ont sculpté la neige en aiguilles allant jusqu'à 1 mètre de haut - ou "pénitents" - qui rendent la progression très fastidieuse.

 

  Dans l'attaque Messner.

La progression dans les pénitents est encore facile.

 

   Dans les "grandes torres"  L'itinéraire est marqué par de vieilles cordes fixes

Vers 4.800 m, nous rencontrons les premières difficultés, un éperon rocheux très délité qui conduit à de fins couloirs de glace. Nous les remontons avec soin jusqu'au pied des tours "Grandes Torres" qui constituent le passage le plus difficile techniquement de la voie.

 

De vieilles cordes fixes marquent l'itinéraire ; mais nous ne pouvons pas nous y assurer. Dans les cheminées du haut des tours, les cordes sont plus sûres et plus nombreuses, ce qui facilite la progression. Gilles ressent les premières attaques d'une douleur au niveau du poumon alors qu'il commence à neiger. Nous remontons le couloir au dessus dans la tempête recherchant un emplacement suffisant pour y placer notre tente.

  Ici dans les couloirs, après le passage des "Grandes Torres"

La neige recouvre le rocher et rend l'escalade de l'éperon délicate.

 

 

Nous le trouvons plus haut sur l'éperon, tout juste assez grand, entre deux pentes très raides. Monter la tente est acrobatique et nous l'assurons avec quatre pitons. C'est toujours assurés par la corde que vers 21h nous nous glissons dans les duvets et faisons fondre la neige pour nous restaurer. Dehors, il continue de neiger bien que le ciel semble vouloir se découvrir. Nous passons une bonne nuit malgré l'altitude et le peu de place dont nous jouissons.

Le lendemain au matin le ciel est découvert et, avec une certaine inertie pour replier la tente, nous repartons. Nous poursuivons sur l'éperon qui marque la voie, jusqu'à prendre pied sur les pentes de glace qui marquent la rive droite du glacier médian. Nous la remontons jusqu'au pied de la barre rocheuse qui soutient la barrière de sérac (franja arenisca).

Nous faisons le point : il est 11h30, les nuages qui commencent à se développer depuis la face nord n'annoncent rien de bon, et la douleur pulmonaire de Gilles se fait plus pressante. Nous décidons donc de faire demi-tour, sachant que, passée la barrière de sérac, il ne reste plus d'autre échappatoire que la sortie, avec sa pente de neige très dangereuse si elle est chargée de neige fraîche...

 

Deux heures plus tard, nous avons confirmation de notre bon choix car le ciel est couvert et déjà la neige commence à recouvrir le rocher. Ensuite, alors que nous sommes en bas des tours, un grand bruit envahit la montagne et un immense nuage de poudre blanche se forme au fond de la vallée : une immense avalanche s'est déclenchée dans le couloir à gauche de l'éperon, recouvrant le bas de notre itinéraire, la variante Messner et une partie de l'approche. Nous nous félicitons de ne pas avoir entrepris la retraite deux heures plus tôt et continuons la descente.

 

La tempête maintenant fait rage, et nous arrivons sous la neige à Plaza Francia, qu'heureusement l'avalanche n'a pas atteinte.

 

 

 

 

 

 

Le retour

Le lendemain matin, le ciel se dégage et nous apercevons la face très chargée de neige, et particulièrement la pente de sortie. D'autre part, nous sommes assez préoccupés par la douleur de Gilles, douleur qui ne semble pas vouloir se calmer. Nous rangeons donc le camp, et, avec des sacs très lourds (entre 30 et 40 kilos selon la balance des gardes du parc), repartons pour  les 8h de marche qui nous séparent de Puente del Inca. L'émotion des gardes du parc qui ont vu le mauvais temps et mesuré l'avalanche est visible. Ils nous assurent du bien-fondé de notre décision : "Il aurait fallu remonter la pente de sortie de nuit, sans une sécurité de 100%", nous confient-ils. Pour le poumon, si c'est un début d'oedème, un seul remède : descendre.

Nous profitons donc de la proximité du Chili pour découvrir Valparaíso et l'Océan Pacifique. Il s'avéra plus tard, lors d'examens médicaux, que la douleur de Gilles était due à un décollement de la plèvre et non à un oedème, ce qui est aussi très dangereux en haute-altitude.

Ensuite, beaucoup de repos et un peu de tourisme nous remettent des émotions de la voie et du goût amer d'un choix raisonnable qui nous a privés du sommet.

Référence à la première ascension :

Impossible en ces conditions de ne pas penser à ces hommes, sept français, qui en 1956 ont réalisé, avec des conditions similaires (3 jours de tempête dont tous sortirent avec des gelures de différentes gravités) et le matériel de l'époque, l'ascension d'une "muraille presque infranchissable", toujours selon Lionel Terray.

 

Communication

Il nous apparaît intéressant maintenant de faire partager notre expérience, à la fois pour donner envie à d'autres de se lancer dans de semblables aventures et pour enseigner les petits "trucs" que nous avons appris au cours de ce voyage.

Ainsi, nous avons déjà projeté à partir de nos photos prises sur place un diaporama à l'Ecole des Mines, suivi d'une conférence. Un autre est d'ors et déjà prévu à Villefontaine (38) courant avril.

Pour tous renseignements supplémentaires, vous pouvez nous joindre à nos coordonnés :

Gilles TOULEMONDE

7, rue des Plantes

75020 PARIS XXème

Tél : 06.85.02.22.40

e-mail : 97toulem@paris.ensmp.fr

Xavier VIMAL

9, rue Lusseau

63130 CLERMONT FERRAND

Tél : 04.73.35.16.47

Matthieu MOUNIER

5è et., rue H.Barbusse

75006 PARIS 6ème

Tél : 06.03.037.037

e-mail : matthieu_mounier@yahoo.es